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Derrière une large grille, une vaste cour d'honneur
«à la française» précède le bâtiment principal construit au milieu du dix-septième siècle, constitué d'un corps central encadré de deux ailes plus basses. La large façade est percée de grandes baies décorées de j ambages, et surmontée de lucarnes avec frontons.
De part et d'autre de la cour, perpendiculairement
au château, se font face communs, dépendances et écuries, construits au dix-huitième siècle.
L'ancien manoir du Seizième subsiste au sud des écuries, englobant une chapelle au lanternon d'ardoise, contemporaine du château actuel. Cette chapelle servit d'enfeu aux membres de la famille qui se sont succédé dans ce domaine.
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Cette famille conserva la propriété jusqu'en 1602, date à laquelle elle dut être vendue à la requête d’un créancier. Elle echut en 1656 a SebastIen Sérézin, Président à l'Election d'Angers, et maire de cette ville de 1665 à 1667. C'est lui qui a fait construire le château actuel, puis la chapelle. Il doit être considéré comme l'ancêtre de la famille de
Perraudière.
Cette famille a vu se succéder des personnages
importants: .un lieutenant-amiral de Baugé, un officier de mousquetaires, un lieutenant des Maréchaux de France qui devint le premier Président du Conseil général de Maine-et-Loire institué en 1800, un botaniste, décédé au retour d'une exploration outre-mer, qui légua à la ville d'Angers ses collections d'insectes et .de mollusques, un officier de la garde pontIficale, aide de camp du Général Lamoricière, puis du comte de
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Quatrebarbes, conseiller général de Segré, plusieurs maires de Lué-en-Baugeois, dont l'un est l'auteur d'une remarquable monographie de sa commune publiée dans les Mémoires de la Société d'Agriculture, des Sciences et des Arts de la ville d'Angers, un poète, lauréat de plusieurs prix et concours ...
Actuellement, c'est Monsieur Bernard de la Perraudière (maire de la commune) qui partage le château avec sa famille.
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Ces bâtiments s'ouvrent sur un espace qui constituait autrefois « la basse-cour ».
En retour sur la cour d'honneur, face au château, une fuye est intégrée aux bâtiments. A son pied, se tenait le lit de justice seigneurial.
Château, dépendances, manoir et chapelle sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis une vingtaine
d'années.
L'ancien fief et la seigneurie de la Perraudière
relevaient de Lué en Baugeois.
En 1454, un certain Pierre Moreau en rendait aveu.
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