L'EGLISE

Fondation : L'église de Lue en Baugeois, fondation romane dédiée à Notre Dame et à Saint Julien, est entièrement inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Il s'agit d'un très antique édifice qui a subi de nombreuses modifications.

La nef-grange des Xlème et Xllème siècles, légèrement désaxée, comporte des voûtes Plantagenêt. Les croisillons du transept (X111ème siècle) ont été remaniés au XVème siècle. Ils présentaient des absidioles dont les arcs restent visibles en maçonneries. Elles ont toutes été démolies en 1770, à l'exception de la petite dépendance du croisillon nord (derrière l'autel de St René) où ont pu être conservées une section des peintures murales d'origine classées Monuments Historiques, fresques du XlIIème siècle représentant St Pierre délivré par un ange, le jugement dernier et le paradis.

 

 

Le chœur roman qui date du Xllème siècle est voûté en plein cintre et son abside est en cul de four.

Le mur nord révèle 1000 années de travail avec ses petites pierres rangées à la mode gallo-romaine. Il comporte des fenêtres meurtrières qui ont permis au village de se défendre.

 

 

Ouvertures : Les fenêtres hautes situées à l'avant de la nef, la fenêtre placée au-dessus de la porte principale et celles du chœur et de l'abside datent de la fondation d'origine.

 

Dans les croisillons nord et sud du transept ont été aménagées des fenêtres à meneaux trèfles au XHIème siècle. Les trois larges baies à l'avant de la nef ont été rajoutées en 1782.

 

La porte principale de l'église remaniée, à cintre brisé, date probablement du XlIIème siècle. La porte antique murée reste visible en milieu de façade nord de la nef où elle présente un bel arceau roman. Les vestiges d'une porte et d'une fenêtre qui donnaient sur l'ancienne cure se remarquent également au sud du transept.

 

Les portes existantes du transept sud et du choeur sont des percements plus récents qui datent de la construction de la sacristie en 1817.

 

 

 

 

Intérieurs : Au sol, une belle composition de mosaïques ont été assemblées aux dallages de pierres en 1875 pour aménager le chœur et la centrale de la nef. Le reste du sol est recouvert de simple carrelage de terre cuite.

 

La charpente de la nef est peinte en assemblages d'entraits et de poinçons avec des arcs en pièces de bois moulurées.

 

Les vitraux actuels (abside et grandes baies des transepts) ou « vitrages à croisillons » sont contemporains des aménagements de 1875. Un vitrail datant de 1880 est conservé au Château d'Angers.

 

Dans les angles au fond de la nef, les autels de la Vierge et du Sacré Cœur appuyés aux montants d'un arceau ogival, le plein peint en jaune avec un rideau bleu soulevé par des angelots.